Sen rappelle à Pollán que le Parquet intervient pour connaître l'âge des mineurs non accompagnés et demande au Conseil un dialogue

Sen rappelle à Pollán que le Parquet intervient pour connaître l'âge des mineurs non accompagnés et demande au Conseil un dialogue

VALLADOLID 14 juillet () –

Le délégué du Gouvernement en Castille-et-León, Nicanor Sen, a rappelé au premier vice-président de la Commission et conseiller pour la Déréglementation, la Famille et l'Assistance Sociale, Carlos Pollán, que le Parquet intervient déjà pour déterminer l'âge des migrants mineurs non accompagnés « avec toutes les garanties médicales et juridiques » et a exigé que la Commission ne s'absente pas des réunions pour aborder la répartition de ces personnes et engager le dialogue.

Nicanor Sen a ainsi fait référence aux déclarations de Pollán lors de sa comparution législative aux Cortes, où il a une fois de plus rejeté ce lundi l'accueil en Castille-et-León d'un plus grand nombre de mineurs étrangers non accompagnés.

Le premier vice-président de l'Office a assuré qu'« un seul mena en situation irrégulière, un seul, dépasse déjà la capacité d'accueil de Castilla y León » et a affirmé que l'Office travaillera « activement » au retour des mineurs non accompagnés dans leur pays d'origine et n'ouvrira pas de nouveaux centres d'accueil pour immigrants illégaux ni n'augmentera les places dans ceux existants. En outre, il a expliqué que le ministère demandera au parquet pour mineurs d'effectuer des examens médico-légaux pour déterminer l'âge, qu'il considère comme « essentiels » et a défendu son utilité comme mesure de protection.

A cet égard, le délégué du Gouvernement, après avoir précisé que ce qui est dit est une chose et ce qui est dit en est une autre, a expliqué que ce qui est fait est de déterminer l'âge des mineurs non accompagnés « avec l'intervention du Parquet et avec toutes les garanties médicales et juridiques », de sorte que le conseiller n'a annoncé « rien d'inconnu ».

Dans ce sens, il a précisé que dans les cas où il y a un doute sur la réalité d'un mineur ou s'il n'y a pas d'information préalable, et dans les cas où il y a un certain doute, ces ressources sont utilisées précisément par le Parquet.

Concernant la répartition et le financement de la prise en charge de ces personnes, Nicanor Sen estime que ces questions doivent être analysées « avec des données et au sein des instances de coopération », indépendamment de la « critique permanente » ou de « l'usage » qui en est fait.

Selon lui, la Junta de Castilla y León ne peut pas être « absente » des réunions qui sont convoquées précisément pour discuter de ces questions et en même temps dénoncer un « manque de dialogue », mais la Communauté doit plutôt « se conformer à ses compétences » et garantir le « meilleur intérêt » du mineur tout en proposant la constitution des ressources nécessaires, ce que n'a pas nié le gouvernement espagnol.

Le délégué gouvernemental a insisté pour exiger que le Conseil siège aux réunions convoquées et établisse le dialogue « comme la meilleure mesure de collaboration entre les administrations » pour faire face à une situation comme celle des mineurs non accompagnés, le tout dans le cadre des Droits de l'Homme et aussi « dans le cadre de l'humanité » qu'il faut avoir avec ces personnes.

« Notre position a été et continuera toujours à être contraire aux discours qui ont trait à la discrimination ou à la xénophobie et, dans ce sens, ils continueront à prendre de front le gouvernement espagnol », a ajouté Sen.

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