Un couple arrêté à Grenade pour exploitation par le travail d'immigrants dédiés à la distribution de marchandises à pied
GRENADE, 18 mai ( ) –
Les agents de la Police Nationale ont arrêté à Grenade un couple âgé de 31 et 29 ans, présumé responsable de délits contre les droits des travailleurs et contre le Trésor Public et la Sécurité Sociale. Ces personnes auraient employé près d'une vingtaine d'immigrés, profitant de leur vulnérabilité due à leur situation irrégulière pour les exploiter à des fins professionnelles, les obligeant à distribuer jusqu'à 60 colis par jour, effectuant des livraisons à pied par équipes allant jusqu'à 14 heures par jour du lundi au dimanche.
L'enquête policière a débuté au début du mois de mars dernier, lorsque les policiers ont détecté une femme qui se promenait dans un des quartiers de la ville de Grenade, transportant dans un chariot un nombre important de colis, vraisemblablement destinés à être distribués. La femme a déclaré aux agents qu'elle était en situation irrégulière et qu'elle travaillait pour un citoyen espagnol livrant des colis.
À partir de ce moment, une série d'enquêtes ont commencé qui ont conduit à la découverte de près d'une vingtaine d'immigrés de nationalité colombienne et vénézuélienne qui effectuaient des travaux de livraison pour un couple.
La police a vérifié que toutes ces personnes se trouvaient dans une situation vulnérable car elles étaient sans permis de séjour et de travail, une circonstance qui aurait été utilisée par leurs employeurs pour abuser d'elles.
Ces abus consistaient à les obliger à distribuer jusqu'à 60 colis par jour, en effectuant des livraisons à pied jusqu'à 14 heures par jour, du lundi au dimanche, au cours desquelles ils marchaient parfois jusqu'à 16 kilomètres.
En échange de tout ce travail, ils recevaient une somme modique pour chaque colis livré, et étaient également passibles de lourdes amendes pouvant aller jusqu'à 50 euros s'ils perdaient un colis ou ne livraient pas à temps.
La Police Nationale souligne que toute cette activité s'est déroulée sans que ces travailleurs ne soient assurés, puisqu'aucun d'entre eux n'était affilié à la Sécurité Sociale.
Selon les faits, le couple détenu est accusé d'avoir commis des délits contre les droits des travailleurs et contre le Trésor Public et la Sécurité Sociale. Les détenus ont déjà été mis à la disposition de l'autorité judiciaire.
