Unidas Podemos prévient que les examens dentaires pour les mineurs sont illégaux et qualifie la proposition de Vox de « nauséabonde »
PALMA, 18 novembre () –
La coordinatrice d'Unidas Podemos aux Îles Baléares, Lucía Muñoz, a assuré que les tests dentaires pour certifier l'âge des migrants arrivant par bateau proposés ce lundi par Vox sont illégaux et a qualifié l'idée de « nausante ».
Comme l'indique le parti violet dans un communiqué, la conseillère municipale de Palma a également fait référence à la loi organique pour la protection intégrale des enfants et des adolescents contre la violence, approuvée en juin 2021 et pour laquelle elle a été oratrice au Congrès des députés.
Ainsi, il a rappelé que cela inclut une disposition qui modifie la Loi Organique de Protection Légale des Mineurs qui interdit de les soumettre à des examens médicaux impliquant « la nudité complète, des examens génitaux ou autres particulièrement invasifs » pour déterminer leur âge.
En outre, cela inclut la nécessité que ces tests soient soumis à un principe de rapidité, qu'ils requièrent le consentement de la personne concernée et qu'ils soient effectués de manière à respecter sa dignité et à ne pas présenter de risque pour sa santé.
C'est ce lundi que la porte-parole du groupe parlementaire Vox, Manuela Cañadas, a exigé que des études dentaires soient réalisées sur les migrants arrivant par bateau sur la côte des Baléares pour déterminer s'ils sont mineurs en échange de l'approbation des budgets autonomes de 2025. Peu après, et interrogé à ce sujet, le porte-parole « populaire », Sebastià Sagreras, s'est montré ouvert à la négociation.
Muñoz a considéré qu'il s'agit d'une proposition « nausante », a accusé le PP de « s'agenouiller encore une fois devant Vox » et a exigé une rectification immédiate des deux partis, estimant qu'il s'agit d'un cas de « racisme institutionnel ».
Unidas Podemos a prévenu qu'elle prendrait toutes les mesures à sa disposition, tant au niveau régional que national, pour mettre fin à ce qu'elle considère comme une « sauvagerie » et empêcher que les droits des migrants ne deviennent « une monnaie d'échange ».
