Asaja demande des informations à la Sous-délégation du Gouvernement de Tolède pour pouvoir embaucher des immigrants éligibles à la régularisation
TOLÈDE, 15 avril () –
Asaja Toledo a demandé une rencontre avec le subdélégué du gouvernement à Tolède, Carlos Ángel Devia, pour clarifier les démarches que doivent entreprendre les agriculteurs et les éleveurs intéressés à embaucher des immigrants bénéficiant de la régularisation extraordinaire promue par le gouvernement national.
Cette demande répond à la nécessité d'offrir « sécurité et orientation au secteur », après que l'Exécutif a annoncé la possibilité de formaliser des contrats avec les candidats qui ont entamé leur processus de régularisation, avant même d'avoir la résolution finale.
L'organisation agraire, qui dans un communiqué dit saluer ce processus, rappelle que depuis l'année dernière, elle réclame la nécessité d'accélérer les procédures administratives qui permettent la régularisation, à travers des racines socio-professionnelles, des immigrés qui prouvent une résidence continue d'au moins deux ans dans nos municipalités, qui sont les exigences établies dans la loi sur l'immigration, même si, selon la procédure approuvée en Conseil des ministres, il suffira de démontrer qu'ils vivent en Espagne depuis au moins cinq mois avant le 31 décembre. 2025.
Ces propositions, ajoute Asaja, « répondent à plusieurs raisons impérieuses », puisqu'il juge « incohérent » que ces personnes puissent être inscrites, scolariser leurs enfants et accéder au système de santé, mais ne puissent pas formaliser un contrat de travail.
De même, l'organisation agricole comprend que « ceux qui vivent dans les zones rurales depuis des années et utilisent les services publics devraient avoir la possibilité de s'intégrer pleinement et de gagner décemment leur vie grâce à l'emploi ».
« En ce sens, faciliter la régularisation contribuerait également à mettre un terme aux pratiques irrégulières et aux activités illicites, telles que l'usurpation d'identité ou la tromperie promue par des réseaux qui profitent de la vulnérabilité des immigrés en situation irrégulière, pratiques souvent difficiles à détecter par les entrepreneurs agricoles. »
Asaja Toledo rappelle également que le secteur traverse un grave problème structurel de manque de main d'œuvre. « Bien qu'il y ait des chômeurs dans le secteur agricole, dans de nombreux cas, ils rejettent les contrats proposés, même si ceux-ci s'ajustent aux salaires et aux conditions de travail inclus dans l'accord rural de la province, signé avec les syndicats. »
Toutefois, et après avoir insisté sur le fait que tout processus de régularisation doit être mené « de manière ordonnée et avec toutes les garanties », il défend qu'il s'adresse aux personnes aux racines avérées et qu'un examen exhaustif du casier judiciaire des demandeurs soit effectué.
Enfin, Asaja Toledo souligne l'importance de cette mesure « ne pas générer d'effet d'entraînement, mais plutôt contribuer à garantir une main d'œuvre suffisante et qualifiée pour le secteur agricole ».
À cette fin, l'organisation agricole considère qu'il est essentiel de soutenir la formation au travail agricole, afin que le travail sur le terrain ne soit pas un moyen ponctuel de légaliser une situation irrégulière, mais qu'il soit plutôt consolidé comme une option d'emploi stable et à long terme qui profite tant aux travailleurs qu'aux entrepreneurs agricoles.
