Azcón rappelle à Nolasco que le pouvoir d'immigration appartient à l'État et affirme que nous devons être solidaires avec les îles Canaries

Azcón rappelle à Nolasco que le pouvoir d’immigration appartient à l’État et affirme que nous devons être solidaires avec les îles Canaries

SARAGOSSE, 8 février ( ) –

Le président du gouvernement d’Aragon, Jorge Azcón, a rappelé à son premier vice-président, Alejandro Nolasco, de VOX, que les pouvoirs en matière d’immigration appartiennent « fondamentalement » à l’État et que « nous devons être solidaires » car « nous ne pouvons pas permettre que aux îles Canaries, tous les immigrants qui entrent restent. »

C’est ainsi qu’Azcón a répondu au vice-président de son exécutif, après que celui-ci ait déclaré que « tant que VOX fera partie du gouvernement d’Aragon, l’entrée ne sera pas facilitée aux immigrants illégaux ».

Dans des déclarations aux médias avant d’assister à l’événement du bicentenaire de la Police Nationale, le leader du PP aragonais a réitéré que « ce que dit Nolasco est ce que pense son parti » et que « ce n’est pas une nouvelle » et qu’il est « évident » que il y a des divergences avec VOX concernant les questions d’immigration.

En ce sens, il a souligné que les communautés autonomes disposent de pouvoirs « très limités » en la matière, fondamentalement axés sur l’accueil des migrants envoyés par le Ministère à chacune d’elles.

RESSOURCES ÉCONOMIQUES

« Le débat sur l’immigration clandestine en est un, et le débat sur ce que nous faisons avec ces personnes une fois qu’elles sont entrées dans notre pays et comment elles sont prises en charge en est une autre », a-t-il souligné.

Ainsi, Azcón a rappelé que ces pouvoirs en Aragon sont exercés par le Ministère des Politiques Sociales et de la Famille, dirigé par la « populaire » Carmen Susín et qu’« ils continueront à être exercés comme ils l’ont été auparavant ».

De même, il a exprimé sa préoccupation quant au fait que « l’accent n’est pas mis sur les ressources économiques que le gouvernement espagnol alloue aux communautés autonomes pour que nous puissions prendre soin des immigrés ».

Selon lui, « ce type de débat détourne de l’essentiel », à savoir que l’État ne dispose pas de ressources suffisantes pour prendre en charge les personnes « entrées illégalement dans notre pays ».

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