Ceuta reçoit 4 millions supplémentaires pour lutter contre la surpopulation de mineurs migrants
CEUTA 7 nov. () –
La Ville Autonome de Ceuta recevra 4,1 millions d'euros pour prendre en charge les mineurs migrants non accompagnés et remédier au surpeuplement de ses ressources d'accueil, de 1 750%, avec environ 500 enfants à sa charge malgré 27 places ordinaires.
Ce poste, qui s'ajoute aux 7 millions déjà distribués antérieurement, fait partie de l'accord approuvé aujourd'hui lors de la Conférence Sectorielle de l'Enfance et de l'Adolescence pour la répartition territoriale des 13 millions de crédits destinés à financer la prise en charge des mineurs étrangers en 2025.
Le ministre de la Présidence et de l'Intérieur, Alberto Gaitán, a remercié la « solidarité » des communautés autonomes et la « collaboration du Ministère de la Jeunesse et de l'Enfance » après avoir participé à la réunion qui s'est conclue par une allocation d'un total de 4.136.363,64 euros pour sa ville.
Gaitán a qualifié de « très satisfaisant » le résultat de la réunion, qui a servi à approuver un accord qui permettra à l'Exécutif de Ceuta de « faire face au manque de financement budgétaire dérivé de la situation actuelle d'effondrement migratoire ».
Gaitán a signalé que Ceuta maintient une surpopulation de ses ressources d'accueil de 1 750% par rapport à la capacité ordinaire du système, sur un territoire de seulement 18 km*, où 75% des mineurs se trouvent dans des installations temporaires et d'urgence, multipliant par 25 la moyenne nationale d'accueil.
Le conseiller a rappelé qu'on attend toujours l'exécution des fonds inclus dans le décret royal 2/2025, du 18 mars, qui approuve des mesures urgentes pour garantir l'intérêt supérieur des enfants et des adolescents dans des situations de contingences migratoires extraordinaires, dotés de 100 millions d'euros, dont environ 1,5 million correspondent à Ceuta, destinés à couvrir les coûts de transfert et d'hébergement de mineurs en situation de suroccupation.
Au total, les 11,1 millions d'euros alloués (sans compter les 1,5 millions en attente) dans les différents instruments de financement « permettront d'atténuer largement le déficit budgétaire que représente la pression migratoire des mineurs non accompagnés pour les budgets de la Ville autonome ».
