Plus d'un millier de migrants se heurtent à des obstacles pour accéder aux soins de santé à Valence et à Alicante en 2025, selon Médicos del Mundo

Plus d'un millier de migrants se heurtent à des obstacles pour accéder aux soins de santé à Valence et à Alicante en 2025, selon Médicos del Mundo

VALÈNCIA 17 décembre ( ) –

Plus d'un millier de migrants ont rencontré des obstacles pour accéder aux soins de santé à Valence et à Alicante, selon les données de l'ONG Médicos del Mundo, à l'occasion de la Journée internationale des migrants, commémorée le 18 décembre.

Concrètement, selon un communiqué de l'entité, un total de 1.029 migrants qui ont été soignés cette année à Valence et à Alicante ont vu leur accès aux soins de santé dans le système de santé publique « gêné ou gêné » par de multiples barrières : administratives, informationnelles, culturelles, linguistiques et économiques.

Les données recueillies par l'organisation révèlent que les obstacles « les plus fréquents » sont les obstacles administratifs, qui totalisent 664 cas. Il s'agit notamment de l'absence d'enregistrement (224 cas à Valence et 92 à Alicante), de l'impossibilité de prouver un séjour de plus de trois mois (68 à Valence et 37 à Alicante), des retards dans le traitement de la carte sanitaire (neuf à Valence et sept à Alicante), du refus de soins aux femmes enceintes (six à Valence et trois à Alicante) et aux mineurs (sept à Valence et un à Alicante), ainsi que l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous avec le service social (onze à Valence et 20 à Alicante).

À cela s'ajoutent les barrières informationnelles, avec 340 cas (informations erronées ou incomplètes du Système National de Santé et d'autres organismes), les barrières linguistiques (19 à Valence et 32 ​​à Alicante), les barrières culturelles (14 à Alicante et 13 à Valence, principalement dues à l'absence de médiation interculturelle) et les barrières économiques (27 cas à Alicante et quatre cas à Valence, liés à l'accès aux médicaments et à la facturation en cas d'urgence).

« Nous voyons comment la bureaucratie devient une frontière invisible qui empêche l'accès aux droits fondamentaux. Le droit à la santé ne peut pas dépendre d'un morceau de papier ou d'un registre », a prévenu Javier Campos, président de Medicos del Mundo Comunitat Valenciana, qui a appelé les administrations à « éliminer les exigences qui excluent et garantissent des mécanismes agiles pour une santé universelle ».

Par ailleurs, le représentant de l'organisation a indiqué que le processus de gestion de la carte santé « a pour exigence une résidence effective qui peut être démontrée avec d'autres documents, et pas seulement avec le certificat d'enregistrement exclusif ».

En ce sens, il a souligné qu'« il ne s'agit pas seulement de simplifier l'accès, mais aussi d'appliquer la législation en vigueur et le protocole existant pour les travailleurs sociaux de la santé de la Communauté valencienne ».

Il affirme également que ce groupe « a besoin de renforcer le personnel dans les centres de santé qui desservent les quartiers à forte densité de population migrante. Au-delà de l'obtention de la carte de santé, il s'agit de promouvoir un accès efficient et efficace aux soins de santé, ainsi que des programmes de prévention et de promotion de la santé », a-t-il souligné.

Pour sa part, Lidiane Sagrado, membre migrante de Médicos del Mundo Comunitat Valenciana, a précisé que les barrières et les difficultés d'accès au système de santé « ne sont pas seulement un problème administratif, c'est une question de dignité et de droits de l'homme. Quand on ne peut pas aller chez le médecin parce qu'on n'a pas de papier, nos vies sont en danger.

Enfin, Médicos del Mundo Comunitat Valenciana dénonce que l'exclusion sanitaire des migrants a un impact « direct » sur la santé et les droits, et ajoute que les mesures concrètes pour améliorer « l'accès effectif pour tous consistent à simplifier les procédures, à promouvoir la figure du médiateur interculturel et à éviter une facturation d'urgence qui laisse de côté les personnes en situation de vulnérabilité socio-économique ».

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